Lundis Bleus - Nous découvrir

Une naissance en 22 ans !

De nombreux événements se sont passés en 1994. Nelson Mandela devient président d’Afrique du Sud, le Tunnel sous la Manche relie Paris à Londres avec des trains à grande vitesse, Jeff Bezos fonde Amazon et, bien que cela ne soit encore qu’une graine invisible, l’idée d’une nouvelle marque de montre commence à germer dans les têtes de deux amis apprentis horlogers.

Johan Storni et Bastien Vuilliomenet font connaissance en 1994 sur les bancs de l’école d’horlogerie de la Chaux-de-Fonds en Suisse.

Diplômés en été 1998, les deux amis horloger-rhabilleurs décident de poursuivre leurs études. Pour Johan, ce seront celles de technicien en restauration au Musée International d’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds, puis de technicien en construction horlogère. Bastien, lui, acquiert une maturité professionnelle technique avant d’intégrer la section de design industriel de la haute école d’arts appliqués de la Chaux-de-Fonds.

Le soir du 30 décembre 2004 est important dans la courte histoire de Lundis Bleus, car c’est au cours d’un dîner ce jour-là que les deux amis prennent solennellement l’engagement de s’unir autour d’un projet horloger commun.

10 ans s’égrènent, avec de riches expériences à la clef acquises par Johan et Bastien auprès des maisons Richard Mille, Renaud & Papi, La Joux-Perret ou encore Corum. Nous sommes en 2014 et les deux amis sont enfin prêts à donner vie à leur projet.

Novembre 2016, la Réf.1100, premier modèle de la marque, est officiellement commercialisé. En sommes, il aura fallu 22 ans de gestation à Lundis Bleus pour voir le jour!

Bastien Vuilliomenet et Johan Storni

« Lundis Bleus est née de notre envie de créer une horlogerie d’émotions »

Les lundis bleus et «Lundis Bleus»

Lundis Bleus, c’est un clin d’œil à une époque et un mode de vie révolus.

Remontant au 16e siècle, la tradition des lundis bleus pourrait se décrire comme l’art de vivre son métier en toute indépendance.

Organisés en petits ateliers, les horlogers avaient pour habitude de s’accorder des jours de congé inattendus, notamment les lundis. Ils appelaient cela un «lundi bleu» et c’est en principe dans les tavernes que cela s’arrosait! Bien entendu, le retard occasionné était compensé par de longues journées interminables le reste de la semaine.

La révolution industrielle et l’organisation du travail ont mis fin à cette tradition dans les années 1920. D’indépendants, les horlogers sont devenus des ouvriers salariés. En perdant cette liberté, ils ont gagné en confort.

En créant Lundis Bleus, nous avons souligné notre engagement à établir notre propre voie et à suivre notre chemin en toute indépendance. Au fond, nous avons fait le chemin de retour vers l’esprit libre et créatif des lundis bleus, au détriment d’un certain confort.

La réflexion derrière le logo Lundis Bleus

« Notre logo, interprétation graphique de la molécule d’alcool éthylique, est un clin d’oeil amical à l’esprit libre et entier des horlogers-tâcherons de l’époque des lundis bleus. »

Le caractère unique d'une Lundis Bleus

Voyez-vous quelque chose de différent en regardant les cadrans d’une Lundis Bleus?

Nous l’espérons, car c’est sans doute l’élément le plus caractéristique de nos créations.

Décorés d’émail grand feu, de pierres naturelles polies, de peintures miniatures, de gravure manuelles ou d’un mélange de techniques, nos cadrans sont les visages de nos créations et reflètent toutes les émotions que nous leur insufflons.

La première montre Lundis Bleus munie d’un cadran en émail grand feu a été dévoilée en mars 2017. De nombreuses variations ont suivis depuis!

Toutes références confondues, notre production annuelle n’excède pas 150 unités. C’est un gage de qualité et de rareté.

La réflexion derrière le logo Lundis Bleus

« Le cadran est à la montre ce que le visage est à l’Homme. »

L'émaillage grand feu, c'est quoi dans les grandes lignes ?

À l’inverse de Lundis Bleus, le procédé d’émaillage remonte à des milliers d’années. Il s’agit d’une technique de décoration par fusion d’un type de verre (l’émail) sur une base métallique. Le procédé s’effectue dans un four à moufle à des températures variant généralement de 750°C à 900°C.

Pour des raisons économiques, l’émaillage est largement réalisé sur du cuivre. D’autres métaux comme l’argent ou l’or et leurs alliages sont parfaitement adaptés. Chez Lundis Bleus, nous travaillons essentiellement avec des bases en argent sterling (925/1000), car elles permettent l’obtention de meilleures couleurs que sur le cuivre, sans le coût très élevé de l’or. Toutefois, pour certains projets, nous employons également des alliages du précieux métal jaune.

L’une des qualités remarquables de l’émail est sa versatilité. Il peut être transparent, opaque, semi-opaque ou opalescent. Laissé brut pour un émail opaque, le métal de base peut être décoré par gravure, guillochage ou frappe lorsqu’un émail transparent est utilisé. Les jeux de lumière alors créés sont fascinants. Sur les photos ci-après, le cadran de la Réf.1120-EU «Bleu roi» est recouvert d’émail transparent et laisse apercevoir une surface d’argent gravée par nos soins dans un style rappelant une surface d’océan. L’entier de la fabrication d’un tel cadran est exécutée dans notre atelier de La Chaux-de-Fonds.

Travailler l’émail grand feu est long est délicat. De la préparation du métal à l’application de l’émail, chaque étape requiert une attention particulière. Puis vient le moment crucial et fatidique de la cuisson au four. Des jours et parfois des semaines de travail peuvent être ruinées en quelques secondes. C’est à chaque fois un jugement par le feu ! Nos cadrans le subissent 6 fois en moyenne, mais cela peut monter jusqu’à 15 cuissons dans certains cas.

Le procédé d’émaillage grand feu sur cadran est chronophage. Il y a des moyens plus simples pour créer des cadrans aujourd’hui, mais nous sommes de fervents défenseurs de cette forme d’art ancestral. Notre production de cadrans émaillés est à l’évidence limitée, mais les résultats sont toujours saisissants de beauté !

L'art de l'émaillage grand feu

« Bien qu’il soit difficile de produire des cadrans émaillés, la beauté saisissante de chaque exemplaire mérite les longues heures passées sur chacun d’eux. »